Pour éviter d’autres Hirak qui pourraient éclater ailleurs qu’au Rif ..

Ne touchez pas aux subventions de la farine et du gaz butane

Gouverner c’est prévoir.Les allusions faites concernant la suppression des subventions de certains aliments de base pourraient constituer une véritable bombe à retardement et provoquer une explosion sociale dans le cas où la décision était prise.
Si jamais le pas est sauté , cela ouvrirait certainement la voie à d’autres Hirak dans plusieurs régions du pays..
Cela fait quelques années déjà que la surenchère à la subvention à la farine , au gaz butane et à un degré moindre celle du sucre.
S’agit- il d’une menace à peine voilée du genre :  » on subventionne votre pain, votre sucre et votre bouteille de gaz alors fermez vos gueules car on pourrait en finir avec les subventions de la compensation. !! »?
Les pâtisseries cinq étoiles et de luxe qui comptent leurs clients parmi les nantis et les privilégiés du pays peuvent continuer à vendre leur produits au prix qu’elles voudront , mais en ce qui concerne les boulangeries populaires et fours traditionnels ils doivent absolument offrir du pain bon marché à la majorité de marocains dont le pouvoir d’achat est limité : sinon la situation sociale pourrait très vite devenir insoutenable.
L’Etat subventionne le football,  le théâtre , le cinéma , la presse écrite,  les partis politiques , les exportations agricoles  et Dieu seul sait quoi encore , alors  il serait franchement injuste de vouloir s’attaquer au pain quotidien des marocains et au gaz butane car cela relèverait de la lâcheté politique de ne s’en prendre qu’au maillon faible des denrées de base indispensables à la majorité des défavorisés. .dans un contexte de flambée des prix des carburants.
En outre, ce serait faire preuve d’inconscience et d’irresponsabilité. .
La société marocaine souffre de l’absence flagrante de contre- pouvoirs qui pourraient  défendre les intérêts oubliés,  ignorés et méprisés des populations défavorisées.
On la très bien vu lors du Hirak du Rif , les partis politiques,  le parlement et d’une manière générale la classe politique n’ont eu aucun rôle dans la gestion de cette crise.
C’est pour cela que nos décideurs doivent se décider à prendre les bonnes décisions qui permettront d’éviter d’autres Hirak où la situation pourrait devenir rapidement incontrôlable.
Au risque de me répéter,  gouverner c’est prévoir car l’irresponsabilité politique de certains gouvernants ou de  ce qui nous tient lieu de classe dirigeante ne doit pas amener à jouer avec la stabilité du pays.

Hafid Fassi Fihri

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