Football: les ultras sur le chemin du retour aux stades

Après une année noire dans l’histoire du mouvement ultras au Maroc, un possible consensus avec les autorités publiques aurait été trouvé pour la prochaine saison mais sous quelques conditions.

Le mouvement ultras au Maroc a pris un sérieux coup sur la tête avec l’interdiction de leurs activités par les autorités publiques après plusieurs actes de violences dans plusieurs stades au Maroc. Une interdiction qui avait pour but de forcer la main aux ultras pour entrer dans le cadre légal, dit associatif. Aujourd’hui, les autorités affirment qu’ils ne sont pas contre les ultras, mais contre les déviations qui découlent de certains de leurs rituels, jugés violents.

La décision d’interdiction de leurs activités et non de leur dissolution avaient suscité beaucoup de remous chez les groupes de supporters. La ligue des ultras marocains, qui est dirigées par les plus anciens a appelé au boycott des stades. Résultat, une première tranche de championnat fade, avec des stades vides, et sans ambiance. La seule exception provient des Green Boys, groupe ultras du Raja qui ne fait pas partie de la dite ligue, et qui a assisté à tous les matchs des Verts.

La ligue a opté pour un retour aux gradins, à condition que les supporters soient vêtus de noir. Aujourd’hui, à l’aube de la nouvelle saison 2017-2018, c’est au tour des autorités de fixer des conditions pour un possible retour des ultras… dans la légalité.

Dans une émission (spéciale ultras) qui sera diffusée ce soir sur Télé Maroc (21h), le360sport était invité aux côtés de Mohamed Bouzfour, le chef de la Division de la sécurité sportive au sein de la Direction de sécurité publique relevant de la DGSN pour discuter de l’avenir du mouvement ultras au royaume. La présence d’un ex-membre ultras et un avocat de renommée a réussi à donner une  autre dimension  à l’émission animée par notre confrère Oussama Benabdallah.

Mohamed Bouzfour a déclaré que l’avenir est certainement meilleur que le présent pour le football marocain, qui a besoin de son public. Que ce dernier soit conscient de son importance dans le système footballistique, mais il faut aussi qu’il sorte de l’illégalité.

« Les ultras existent, et c’est un fait. Mais pour le bien du football national, il faut connaître ces gens, qu’ils sortent de l’illégalité pour rentrer dans le cadre légal en l’occurrence en associations dont les membres sont connus et qui travaillent dans une transparence totale » a déclaré le chef de la division de la sureté sportive.

Les conditions des autorités sont donc claires, la balle est désormais dans le camp des groupes qui devront décoder le message des responsables. 

© Le360 (Sport)

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